Book review: Le contrebandier de la chanson

Book review: Le contrebandier de la chanson

Jacques Duvall: parolier tout court

(voir plus bas pour la version française) Jacques Duvall is something of a writer’s writer. The Belgian is one of the few lyricists in the French language to be recognised as such. There are plenty of songwriters that can write lyrics in France, but very few lyricists known for doing just that.

Biographie de Jacques Duvall
Le contrebandier de la chanson

Duvall’s reputation comes from the range of singers he has worked with, including Alain Chamfort, Jane Birkin and Henri Salvador.

He also delicately balances his work for mainstream singers with a darker edge such as his long-standing writing relationship with the celebrated Parisian trans singer Marie France.

His biggest hit was his first: Banana Split, an ambiguously perverse pop hit for the teenage (at the time) Lio

Rather than go the path of recounting Duvall’s life and work in detail, the publishers of “Jacques Duvall: Le contrebandier de la chanson” chose to ask a number of reviewers and music journalists to provide essays about Duvall, looking at different themes: Duval and success; Duvall and “automatic rhythms”; Duvall and Serge Gainsbourg (with whom he is often compared).

As they are writing about a writer, they all seem determined to out-write each other. The prose is florid. As most of the interesting parts happened during the musically explosive 80s and 90s, we are treated to numerous anecdotes from both the writers’ and Duvall’s youth.

The best parts for me come from several interviews. Duvall is entirely straightforward when he talks about writing, his career and credibility. Despite his cred image, he has advice about listening to music: “Be  careful, don’t limit yourself to things of good taste. You mostly have to listen to mainstream pop – the best stuff is there, of course”.

Asked about other writers, he cites Albert Wiellemeitz, Jerry Leiber, Willie Nelson and Gainsbourg. But his biggest praise goes to Lorenz Harz (big Broadway hits and “My Funny Valentine”). “He only ever wrote love songs, without ever having lived a love story himself. I loved his biography, even though nothing happens in his life apart from his songs. If I’m not careful, I could end up like that as well. Brrr.”

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(version française)

Jacques Duvall est en quelque sorte un auteur pour les auteurs. Le Belge est l’un des seuls paroliers de langue française à être reconnu comme tel. Il y a beaucoup d’auteurs-compositeurs capables d’écrire des paroles, mais très peu de paroliers sont connus juste pour leurs mots.

Jacques Duvall avant un concert à Rennes, janvier 2010. (c) Marc Wathieu

La réputation de Duvall vient de la diversité des chanteurs avec lesquels il a travaillé, dont Alain Chamfort, Jane Birkin et Henri Salvador. Il marche en équilibre entre son travail pour les chanteurs grand public et une touche plus sombre, comme sa longue relation d’écriture avec la célèbre chanteuse trans parisienne Marie France.

Son plus grand succès fut son premier : Banana Split, un tube pop pervers pour Lio, alors adolescente.

Plutôt que de raconter en détail la vie et l’œuvre de Duvall, les éditeurs de « Jacques Duvall : Le contrebandier de la chanson » ont choisi de demander à plusieurs critiques et journalistes musicaux de rédiger des essais sur Duvall, abordant différents thèmes : Duval et le succès ; Duvall et les « rythmes automatiques » ; Duvall et Serge Gainsbourg (avec lequel il est souvent comparé).

Peut-être parce qu’ils écrivent à propos d’un auteur, ils semblent tous déterminés à se surpasser les uns aux autres. La prose est – comment dire – fleurie. Comme la plupart des moments intéressants se sont déroulés durant les explosions musicales des années 80 et 90, nous avons droit à de nombreuses anecdotes de la jeunesse aussi bien des auteurs que de Duvall.

Les meilleurs moments pour moi viennent de plusieurs entretiens avec l’intéressé. Duvall est tout à fait direct lorsqu’il parle d’écriture, de sa carrière et de sa crédibilité. « Attention, ne vous limitez pas aux machins de bon goût. Il faut écouter de la varièt’ surtout – les meilleurs trucs sont là, bien sûr. »

Interrogé sur d’autres paroliers, il cite le français Albert Wiellemeitz, Jerry Leiber, Willie Nelson et Gainsbourg. Mais il applaudit surtout pour Lorenz Harz (grands succès à Broadway et « My Funny Valentine »). « Il n’a écrit que des chansons d’amour, sans jamais avoir lui-même vécu une histoire d’amour. J’ai adoré sa biographie, même si rien ne se passe dans sa vie à part ses chansons. Si je ne fais pas gaffe, je pourrais finir comme ça. Brrr.  »

Read lyrics by Michael Leahy

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